ბიბლია

 

Jérémie 50:15

Სწავლა

       

15 Jetez des cris de joie contre elle tout alentour; elle a tendu sa main; ses fondements sont tombés, ses murailles sont renversées; car c'est ici la vengeance de l'Eternel; vengez-vous d'elle; faites-lui comme elle a fait.

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Arcanes Célestes # 5044

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5044. Et donna le prince de la maison de prison, signifie le vrai qui gouverne dans l'état de tentation : on le voit par la signification du prince, en ce qu'il est le vrai principal, ainsi le vrai qui gouverne, comme il va être montré ; et par la signification de la maison de prison, en ce qu'elle est la vastation du faux, par conséquent la tentation, numéros 5038, 5043. Il convient de dire d'abord ce que c'est que le vrai qui gouverne dans l'état des tentations : Chez tous ceux qui sont dans les tentations, il influe du Seigneur un vrai qui dirige et gouverne les pensées ; ce vrai ; ce vrai les lève toutes les fois qu'ils tombent dans des doutes, et aussi dans des désespoirs : c'est ce vrai-là qui gouverne, et c'est un vrai qu'ils ont appris par la Parole ou par la doctrine, et qu'ils ont eux-mêmes confirmé en eux ; à la vérité, il y a aussi d'autres vrais qui sont aussi rappelés, mais ils ne gouvernent pas leurs intérieurs ; parfois ce vrai qui gouverne ne se présente pas visiblement devant l'entendement, mais il est caché dans l'obscur, et néanmoins il gouverne ; en effet, le Divin du Seigneur influe dans ce vrai et il tient ainsi les intérieurs du mental ;c'est pourquoi quand ce vrai vient dans la lumière, celui qui est dans la tentation reçoit de la consolation et est soulagé ; ce n'est pas par ce vrai lui-même, mais c'est par l'affection de ce vrai, que le Seigneur gouverne ceux qui sont dans les tentations ; car le Divin n'influe que dans les choses qui appartiennent à l'affection ; le vrai qui a été implanté et enraciné par l'affection, et il n'y a absolument rien qui l'ait été sans l'affection ; le vrai qui a été implanté et enraciné par l'affection reste attaché, et il est rappelé par l'affection, et quand ce vrai est ainsi rappelé, il présente l'affection conjointe avec lui, laquelle est réciproque de l'homme. Comme il en est ainsi de l'homme qui est dans les tentations, c'est pour cela que nul n'est admis dans quelque tentation spirituelle avant d'être dans l'âge adulte, et de s'être en conséquence imbu de quelque vrai, par lequel il puisse être gouverné ; s'il n'en était ainsi, il succombe, et alors son état postérieur devient pire que son état antérieur. D'après ce qui vient d'être dit, on peut voir ce qui est entendu par le vrai qui gouverne dans l'état des tentations, vrai qui est signifié par le prince de la maison de prison. Si le prince est le principal vrai, c'est parce que le Roi, dans e sens intime, signifie le vrai même, numéros 1672, 1728, 2015, 2069, 3009, 3670, 4575, 4581, 4789, 4966 ; de là, les princes, parce qu'ils tiennent au Roi, signifient les choses principales de ce vrai ; que les princes aient cette signification, on le voit, numéros 1482, 2089 ; mais comme cela n'y a pas été suffisamment expliqué d'après d'autres passages dans la Parole, il va en être rapporté ici quelques-uns.

Dans Ésaïe :

« Un enfant nous est né, un fils nous a été donné, sur son épaule (sera) la principauté : multipliant principauté et paix, auxquelles il n'y aura point de fin ; il sera appelé prince de paix. » - Ésaïe 1:5-6.

Là, il s'agit du Seigneur ; la principauté sur son épaule, c'est tout Divin vrai dans les cieux procédant de Lui ; en effet, les cieux ont été distingués en principautés selon les vrais provenant du bien ; de là aussi les Anges sont appelés principautés ; la paix est l'état de béatitude dans les cieux, affectant le bien et le vrai par les intimes, numéro 6780 ; de là le Seigneur est appelé prince de paix, et il est dit qu'il multiplie principauté et paix, auxquelles il n'y aura point de fin.

Dans le Même :

« Insensés ils sont, les princes de Zoan, les sages conseillers de Pharaon ! Comment dites-vous à Pharaon : Fils des sages, moi (je suis), fils des rois de l'antiquité ; ils ont perdu le sens, les princes de Zoan ; ils se sont abusés, les princes de Noph ; et ils ont séduit l'Egypte, la pierre angulaire des tribus. » - Ésaïe 19:11, 13.

Là, il s'agit de l'Egypte, par laquelle est signifié le scientifique de l'Eglise, numéro 4749, par conséquent le vrai naturel qui est le dernier de l'ordre ; c'est pour cela même que l'Egypte est appelée ici la pierre angulaire des tribus, car les tribus sont toutes les choses du vrai dans un seul complexe, numéro 3858, 3862, 3926, 3939, 4060 ; mais ici l'Egypte est le scientifique qui pervertit les vrais de l'Eglise, par conséquent les vrais falsifiés dans le dernier de l'ordre, lesquels sont les princes de Zoan et les princes de Noph : s'il se dit le fils des rois de l'antiquité, c'est parce que là, les scientifiques provenaient de l'Ancienne Eglise ; les vrais mêmes sont signifiés par les rois, comme il vient d'être montré, et les vrais de l'Eglise Ancienne par les rois de l'antiquité.

Dans le Même :

« Aschur pense ce qui n'est point droit, et son cœur médite ce qui n'est pas droit, car il a dans son cœur de perdre et d'exterminer des nations, non en petit nombre, car il dit : Mes princes ne sont-ils pas des rois ? » - Ésaïe 10:7-8.

Aschur, c'est le raisonnement sur les vrais Divins, duquel résultent les faussetés, ainsi c'est la raison pervertie, numéro 1186 ; par suite les vrais falsifiés ou les faux, qui par le raisonnement deviennent et paraissent comme des vrais mêmes, sont signifiés en ce qu'il dit :

« Mes princes ne sont-ils pas des rois ? » qu'Aschur soit le raisonnement, et que les princes qui sont des rois soient les principaux faux que l'on croit être les vrais mêmes, c'est ce qu'on ne peut voir ni par suite croire, tant que le mental est tenu dans le sens historique de la lettre, et à plus forte raison si l'on nie qu'il y ait dans la Divine parole quelque chose de plus saint et de plus universel que ce qui se présente dans la lettre, lorsque cependant dans le sens interne il n'est pas entendu dans la Parole par Aschur rien autre chose que la raison et le raisonnement, et par les rois rien autre chose que les vrais mêmes, et par les princes, que les choses principales du vrai ; on ignore même dans le ciel ce que c'est qu'Aschur, et les anges rejettent loin d'eux aussi l'idée de roi et de prince, et quand ils l'aperçoivent chez l'homme, ils la transportent sur le Seigneur, et ils perçoivent ce qui procède du Seigneur et appartient au Seigneur dans le ciel, à savoir, le Divin Vrai procédant de son Divin Bien.

Dans le Même :

« Aschur tombera par l'épée non d'un homme (viri), et l'épée non de L'homme (hominis) le dévorera ; même son rocher à cause de la frayeur passera, et seront consternés à cause de l'étendard ses princes. » - Ésaïe 31:8-9.

Là aussi il s'agit de l'Egypte, qui est le scientifique perverti de l'Église ; le raisonnement par les scientifiques sur les vrais Divins, d'où résultent la perversion et la falsification, est Aschur ; ces vrais pervertis et falsifiés sont les princes ; l'épée, par laquelle Aschur tombera, est le faux qui combat et dévaste le vrai, numéros 2799, 4499.

Dans le Même :

« Pour vous sera la force de Pharaon en honte, et la confiance en l'ombre de l'Egypte en ignominie ; parce qu'ont été dans Zoan ses princes. » - Ésaïe 30:3-4.

Dans Zoan ses princes, ce sont les vrais falsifiés, ainsi ses faux, comme ci-dessus.

Dans le Même :

« Le pélican et le canard la posséderont, et la chouette et le corbeau y habiteront ; et il étendra sur elle la ligne du vide et le niveau du vague ; ses nobles n'y seront point, royaume on l'appellera, et tous ses princes ne seront rien. » - Ésaïe 34:11-12.

Le pélican, le canard, la chouette et le corbeau, sont les genres du faux, qui existent quand les vrais Divins qui sont dans la Parole sont réduits à rien ; la désolation et la vastation du vrai sont signifiées par la ligne du vide et le niveau du vague, et les faux, qui sont pour eux les principaux vrais, sont signifiés par les princes.

Dans le Même :

« Profanes je rendrai les princes de sainteté, et je mettrai en anathème Jacob, et Israël en opprobre. » - Ésaïe 43:28.

rendre profanes les princes de sainteté, ce sont les saints vrais ; l'extirpation du vrai de l'Église externe et de l'Église interne est signifiée par mettre en anathème Jacob, et Israël en opprobre ; que Jacob soit l'Église externe, et Israël l'Eglise interne, on le voit numéro 4286.

Dans Jérémie :

« Alors entreront par les portes de cette ville Rois et Princes, s'asseyant sur le trône de David, montant sur le char et sur les chevaux, eux et leurs princes. » - Jérémie 17:25.

Celui qui entend ici la Parole dans le sens historique ne peut savoir que, dans ce passage, se trouve caché quelque chose de plus élevé et de plus saint que l'entrée des rois et des princes par les portes de la ville dans un char et sur des chevaux, et il en infère que cela signifie la durée du royaume ; mais celui qui connaît ce qui est signifié dans le sens interne par la ville, par les rois, les princes, le trône de David, et par monter dans un char et sur des chevaux, y voit des choses plus élevées et plus saintes ; car la ville de Jérusalem signifie le Royaume spirituel du Seigneur, numéros 2117, 3654 ; les rois, les Divins vrais, comme ci-dessus ; les princes, les principales choses du vrai ; le trône de David, le Ciel du Seigneur, numéro 1888 ; monter dans un char et sur des chevaux, l'intellectuel spirituel de l'Église, numéros 2760, 2761, 3217.

Dans le Même :

« Épée ! Contre les Chaldéens, et contre les habitants de Babel, et contre ses princes, et contre ses sages. Épée ! Contre les menteurs. Épée ! Contre ses chevaux et contre ses chars. » - Jérémie 50:35, 36, 37.

L'épée, c'est le vrai qui combat contre le faux, et c'est le faux qui combat contre le vrai et qui le dévaste, numéros 2799, 4499 ; les Chaldéens, ce sont ceux qui profanent les vrais, et les habitants de Babel ceux qui profanent le bien, numéros 1182, 1283, 1295, 1304, 1307, 1308, 1321, 1322, 1326, 1327 (fin).; les princes, ce sont les faux qui sont pour eux les principaux vrais ; les chevaux sont l'intellectuel de l'Église, et les chars ses doctrinaux, dont la dévastation est signifiée par l'épée contre les chevaux et contre les chars.

Dans le Même :

« Comment le Seigneur couvre-t-il d'une nuée dans sa colère la fille de Sion ? Le Seigneur a englouti, il n'a point épargné tous les habitacles de Jacob ; il a détruit dans son emportement les remparts de la fille de Jehudah, il les a abattus à terre, il a profané le royaume et ses princes ; enfoncées en terre ont été ses portes, et il a brisé ses barres, son Roi et ses Princes (sont) parmi les nations. » - Lamentations 2:1-2, 9.

La fille de Sion et de Jehudah, c'est l'Église céleste ; ici, c'est cette Église détruite ; le royaume, ce sont les vrais de la doctrine dans cette Église, Numéro 2547, 4691 ; le roi, c'est le vrai même, les princes sont les principales choses du vrai.

Dans le Même :

« nos peaux comme un four ont été noircies à cause des tempêtes de la famine ; les femmes dans Sion ils ont forcé ; les vierges dans les villes de Jehudah ; les princes par leur main ont été pendus. » - Lamentations 5:10, 11, 12.

Les princes pendus par leur main, ce sont les vrais profanés ; car l'action de pendre représentait la damnation de la profanation ; et parce qu'elle représentait cette damnation, c'est pour cela que, quand le peuple eut commis scortation après Baalpéor, et qu'il eut adoré leurs Dieux, il fut ordonné, que les princes seraient pendus devant le soleil. » - Nombres 25:1-2, 3, 4 ;

Car commettre scortation après Baalpéor et adorer leurs Dieux, c'était profaner le culte.

Dans Ézéchiel :

« Le Roi sera dans le deuil, et le Prince sera revêtu de stupeur, et les mains du peuple de la terre seront troublées ; d'après leur chemin j'agirai avec eux. “ - Ézéchiel 7:27.

Le Roi, c'est pareillement le vrai en général ; et le prince, ce sont les choses principales du vrai.

Dans le Même :

« Le prince qui (sera) au milieu d'eux sur l'épaule sera porté durant les ténèbres, et il sortira ; la paroi on percera pour le faire sortir par là, ses faces il voilera afin qu'il ne voie point de l'œil, lui, la terre. » - Ézéchiel 12:12 ;

-il est bien évident qu'ici le prince n'est pas le prince, mais qu'il est le vrai de l'Église ; et quand il est dit de lui qu'il sera porté sur l'épaule durant les ténèbres, c'est que ce vrai est porté de toute puissance parmi les faux, car les ténèbres sont les faux ; voiler les faces, c'est pour que le vrai ne soit nullement vu ; afin qu'il ne voie point de l'œil la terre, c'est que rien de l'Église ne sera vu ; que la terre soit l'Église, on le voit numéros 662, 1066, 1067, 1262, 1413, 1607, 1733, 1850, 2117, 2118f., 2928, 3355, 4447, 4535.

Dans Osée :

« Pendant des jours nombreux s'assiéront les fils d'Israël, sans roi et sans prince, et sans sacrifice, et sans statue, et sans éphod, et sans théraphim. » - Osée 3:4 :

Et dans David :

« La fille de Roi est toute glorieuse au dedans, et de tissus d'or (est) son vêtement ; en broderies elle sera amenée au Roi ; en la place de tes pères seront tes fils, tu les établiras pour princes dans toute la terre. » - Psaumes 45:14-15, 17.

La fille de roi est le Royaume spirituel du Seigneur ; ce Royaume est appelé spirituel a cause du Vrai Divin du Seigneur, qui est décrit dans ce passage par le vêtement tissu d'or et composé de broderies ; les fils sont les vrais de ce Royaume, qui procèdent du Divin du Seigneur ; ils seront princes, c'est-à-dire, principaux vrais. Le Prince, dont il est parlé dans Ézéchiel, au sujet de la possession qu'il aura dans la Nouvelle Jérusalem et dans la Nouvelle Terre, Chapitre , 8, 17, 46:8, 10, [Il manque du texte ici], signifie en général le Vrai qui procède du Divin du Seigneur ; car là par la nouvelle Jérusalem, et par le nouveau Temple, et par la nouvelle Terre, il est entendu le Royaume du Seigneur dans les cieux et dans les terres ; il est décrit là par des représentatifs tels que ceux qui sont ailleurs dans la Parole.

  
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Arcanes Célestes # 3993

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3993. En en retirant toute bête piquetée et tachetée, signifie que sera séparé tout bien et tout vrai, qui lui appartient, avec lequel a été mêlé le mal qui est le piqueté, et avec lequel a été mêlé le faux qui est le tacheté : on le voit par la signification de retirer, en ce que c'est séparer ; et par la signification de la bête, qui comprend ici les chèvres et les agneaux, en ce que ce sont les biens et les vrais, numéros 1824, 3519. Qu'il y ait des arcanes renfermés dans ces paroles et dans celles qui suivent dans ce Chapitre, on peut le voir en ce que la plupart ne seraient pas dignes d'être mentionnées dans la Parole Divine, si elles ne renfermaient pas des choses plus profondes que celles qui se montrent dans la lettre ; par exemple, que Jacob ait demandé pour récompense la bête piquetée et tachetée parmi les chèvres, et noire parmi les agneaux ; qu'ensuite il ait placé dans les auges des bâtons de coudrier et de platane décortiqués jusqu'au blanc devant les bêtes du menu bétail de Laban, quand elles s'échauffaient ; et que, quant aux agneaux, il ait donné les faces du menu bétail au bariolé et noir dans le menu bétail de Laban, et qu'ainsi il soit devenu riche non par une bonne industrie, mais par une mauvaise ; dans tout cela il n'apparaît rien de Divin, lorsque cependant la Parole est Divine dans toutes et dans chacune des choses qu'elle contient, et jusqu'au moindre iota : et en outre, savoir cela n'est nullement utile au salut, pas même en la moindre chose, lorsque cependant la Parole, parce qu'elle est Divine, ne contient en elle que ce qui conduit au salut et à la vie éternelle ; d'après ces observations, et d'autres du même genre ailleurs, chacun peut conclure qu'il y a ici un Arcane, et que chacune de ces choses, quoiqu'elles soient telles dans le sens de la lettre, en renferment de plus divines : quant à ce qu'elles renferment, nul ne peut jamais le voir, à moins que ce ne soit d'après le sens interne, c'est-à-dire, à moins qu'il ne sache comment elles sont perçues par les Anges, car les anges sont dans le sens spirituel, lorsque l'homme est dans le sens naturel historique ; d'après ce qui a été exposé ici et ailleurs, l'on peut voir clairement, combien ces deux sens paraissent éloignés l'un de l'autre, quoiqu'ils soient très-conjoints. L'Arcane même qui est renfermé dans ces paroles et dans les paroles suivantes de ce Chapitre, peut-être, il est vrai, en quelque sorte connu d'après ce qui vient d'être dit de Laban et de Jacob, savoir, que Laban est le bien par lequel les biens et les vrais réels peuvent être introduits, et que Jacob est le bien du vrai ; mais comme il en est peu qui sachent ce que c'est que le naturel correspondant au bien spirituel, et qu'il y en a moins encore qui sachent ce que c'est que le bien spirituel et qu'il doit y avoir une correspondance, et bien moins encore qui sachent qu'une sorte de bien qui apparaît comme bien est le moyen pour introduire les biens et les vrais réels, il n'est pas par conséquent facile d'exposer, de manière à être compris, les arcanes qui traitent de ces choses, car ils tombent dans l'ombre de l'entendement, et c'est comme lorsque quelqu'un parle une langue étrangère, de quelque manière qu'il expose clairement le sujet qu'il traite, celui qui l'écoute ne le comprend cependant pas ; mais quoiqu'il en soit ainsi, il faut néanmoins exposer ces arcanes, car ce que la Parole renferme dans le sens interne doit être découvert : Ici, dans le sens suprême, il s'agit du Seigneur, comment Lui-Même fit Divin son Naturel, et dans le sens représentatif, il s'agit du Naturel chez l'homme, comment le Seigneur régénère ce Naturel et l'amène à la correspondance avec l'homme Intérieur, c'est-à-dire, avec l'homme qui doit vivre après la destruction du corps et est alors appelé l'Esprit de l'homme, et qui, après avoir été dégagé du corps, a avec lui tout ce qui appartient à l'homme Externe, excepté les Os et la chair, si la correspondance de l'homme Interne avec l'homme Externe n'a pas été faite dans le temps ou dans la vie du corps, elle ne se fait point par la suite ; il s'agit ici, dans le sens interne, de la conjonction de l'Un et de l'autre homme par la régénération qu'opéré le Seigneur. Il a été question des vrais communs, que l'homme doit recevoir et reconnaître, avant qu'il puisse être régénéré ; ces vrais ont été signifiés par les dix fils que Jacob a eus de Léah et des servantes ; et après que l'homme les a eu reçus et reconnus, il a été question de la conjonction de l'homme Externe avec l'homme Intérieur, ou de l'homme Naturel avec l'homme Spirituel, ce qui a été signifié par Joseph ; maintenant selon l'ordre, il s'agit de la fructification du bien et de la multiplication du vrai, lesquelles alors existent d'abord quand la conjonction a été faite, et existent en tant que la conjonction se fait ; voilà ce qui est signifié par le menu bétail que Jacob s'est acquis par le menu bétail de Laban ; le menu bétail y signifie le bien et le vrai, comme ailleurs dans beaucoup de passages de la Parole ; le menu bétail de Laban, le bien qui est représenté par Laban, bien dont la qualité a été donnée ci-dessus ; le menu bétail de Jacob, le bien et le vrai réels qui sont acquis par le bien que représente Laban ; quant à la manière dont les biens et les vrais réels sont acquis, c'est elle qui est décrite ici ; mais elle ne peut être comprise cri aucune manière, à moins qu'on ne sache ce qui est signifié dans le sens interne par le piqueté, par le tacheté, par le noir et par le blanc, il en sera donc d'abord parlé : Le piqueté et le tacheté, c'est ce qui provient du noir et du blanc ; le noir signifie en général le mal, en particulier le propre de l'homme, parce que ce propre n'est absolument que le mal ; mais le ténébreux signifie le faux, et en particulier les principes du faux ; le blanc dans le sens interne signifie le vrai, particulièrement la Justice et le Mérite du Seigneur, et par suite la Justice et le Mérite du Seigneur chez l'homme, ce blanc est appelé blanc éclatant (candidum), car il resplendit par la lumière qui procède du Seigneur ; mais le blanc dans le sens opposé signifie la justice propre ou le mérite propre ; en effet, le vrai sans le bien a avec soi un tel mérite, car lorsque quelqu'un fait le bien, non d'après le bien du vrai, il veut toujours être rétribué, parce qu'il le fait pour soi-même, mais lorsqu'il fait le vrai d'après le bien, ce vrai est illustré par la lumière qui procède du Seigneur : de là on voit clairement ce que c'est que le tacheté, à savoir, que c'est le vrai avec lequel a été mêlé le faux ; et ce que c'est que le piqueté, à savoir, que c'est le bien avec lequel a été mêlé le mal. Dans l'autre vie, il apparaît en actualité des couleurs si belles et si resplendissantes, qu'elles ne peuvent être décrites. numéros 1053, 1624, elles résultent du bariolage de la lumière et de l'ombre dans le blanc et le noir ; mais là, quoique la lumière apparaisse devant les yeux comme lumière, elle n'est point cependant comme la lumière dans le monde, la lumière dans le ciel a en elle l'intelligence et la sagesse, car la Divine Intelligence et la Divine Sagesse procédant du Seigneur s'y montrent comme lumière, et éclairent aussi tout le ciel, numéros 2776, 3138, 3167, 3190, 3195, 3222, 3223, 3225, 3339, 3340, 3341, 3485, 3636, 3643, 3862 ; l'ombre aussi, dans l'autre vie, quoiqu'elle apparaisse comme ombre, n'est pas cependant comme l'ombre dans le monde ; en effet, l'ombre y est l'absence de la lumière, par conséquent le manque d'intelligence et de sagesse ; de là viennent donc le blanc et le noir, et puisqu'ils existent, l'un par cette lumière dans laquelle il y a l'intelligence et la sagesse, et l'autre par cette ombre qui est l'absence de l'intelligence et de la sagesse, il est évident que par eux, savoir, par le blanc et le noir, sont signifiées les choses qui viennent d'être dites ; de là maintenant les couleurs, qui sont les modifications de la lumière et de l'ombre dans les blancs et les noirs, comme dans des plans ; les diversités qui en résultent sont ce qu'on nomme couleurs, numéros 1042, 1043, 1053 ; d'après ces explications on peut voir maintenant ce que c'est que le piqueté ou ce qui est marqué et parsemé de points, savoir, noirs et blancs, c'est-à-dire que c'est le bien avec lequel a été mêlé le mal, et ce que c'est que le tacheté, c'est-à-dire que c'est le vrai avec lequel a été mêlé le faux. Voilà les choses qui ont été tirés du bien de Laban, pour servir à introduire les biens et les vrais réels ; mais comment peuvent-elles servir ? C'est un arcane qui peut, il est vrai, se présente clairement devant ceux qui sont dans la lumière du ciel, parce que l'intelligence, ainsi qu'il a été dit, est dans cette lumière, mais il ne peut se présenter clairement devant ceux qui sont dans la lumière du monde, à moins que leur lumière du monde n'ait été illustrée par la lumière du ciel, comme chez ceux qui ont été régénérés ; en effet, chaque régénéré voit les biens et les vrais dans sa lueur naturelle d'après la lumière du ciel, car la lumière du ciel fait sa vue intellectuelle, et la lueur du monde sa vue naturelle : toutefois, il faut dire en peu de mots comment les choses se passent : Chez l'homme il n'existe point de bien pur, ou de bien avec lequel le mal n'ait pas été mêlé, ni de vrai pur, ou de vrai avec lequel le faux n'ait pas été mêlé ; en effet, le volontaire de l'homme n'est absolument que le mal, d'où influe continuellement le faux dans son intellectuel ; car, ainsi qu'il est notoire, l'homme par l'héréditaire tire avec soi le mal successivement accumulé par ses parents, d'après ce mal il produit lui-même en actualité le mal et le fait sien, et il ajoute encore le mal qu'il fait par lui-même ; mais les maux chez l'homme sont de genres différents ; il y a des maux avec lesquels les biens ne peuvent être mêlés, et il y a des maux avec lesquels ils le peuvent ; il en est de même des faux ; s'il n'en était pas ainsi, jamais aucun homme n'aurait pu être régénéré ; les maux et les faux, avec lesquels les biens et les vrais ne peuvent être mêlés, sont ceux qui sont contraires à l'amour pour Dieu et à l'amour envers le prochain, comme sont les haines, les vengeances, les cruautés, et par suite le mépris pour les autres en les comparant à soi-même ; puis aussi par suite les persuasions du faux ; mais les maux et les faux, avec lesquels les biens et les vrais peuvent être mêlés, sont ceux qui ne sont point contraires à l'amour pour Dieu et à l'amour envers le prochain : par exemple, si quelqu'un s'aime lui-même plus que les autres, et que d'après cet amour il s'applique à surpasser les autres dans la vie morale et civile, dans les scientifiques et les doctrinaux, et à être élevé aux dignités et aussi à s'enrichir plus que les autres, et que cependant il reconnaisse et adore Dieu, rende cordialement des Services au prochain, et fasse par conscience ce qui est juste et, équitable, le mal de cet amour de soi est un mal avec lequel le bien et le vrai peuvent être mêlés ; car c'est un mal qui est le propre de l'homme, et qui naît de l'héréditaire ; s'il lui était enlevé tout à coup, ce serait éteindre le feu de sa première vie : si, au contraire, il s'aime lui-même plus que les autres, et que d'après cet amour il ait du mépris pour les autres en les comparant à lui-même, de la haine contre ceux qui ne l'honorent pas et ne lui rendent pas pour ainsi dire un culte, et qu'il goûte pour cette raison le plaisir de la haine dans la vengeance et la cruauté, le mal d'un tel amour est un ma' avec lequel le bien et le vrai ne peuvent être mêlés, car ils sont contraires. Soit encore un exemple : Si quelqu'un se croit pur de péchés et aussi net que celui qui se lave dans l'eau, quand une fois il a fait pénitence et rempli ce qui lui a été imposé pour pénitence, ou quand il a entendu le confesseur lui faire une telle déclaration après la confession, ou après qu'il a eu participé à la sainte cène, et que cet homme vive d'une vie nouvelle, dans l'affection du bien et du vrai, il y a en cela un faux avec lequel le bien peut être mêlé ; mais s'il vit de la vie de la chair et du monde, comme auparavant, alors c'est un faux avec lequel le bien ne peut être mêlé. Soit encore pour exemple celui qui a cette croyance, que l'homme est sauvé par croire bien et non par vouloir bien, et qui cependant veut bien et par suite fait bien ; c'est là un faux auquel peuvent être adjoints le bien et le vrai, mais non s'il ne veut pas bien et par suite ne fait pas bien. Autre exemple : Si quelqu'un ne sait pas que l'homme ressuscite après la mort, et par suite ne croit pas la résurrection, ou s'il le sait, mais néanmoins doute et nie presque, et que cependant il vive dans le vrai et le bien, le bien et le vrai peuvent aussi être mêlés avec ce faux ; mais s'il vit dans le faux et le mal, alors ils ne peuvent pas être mêlés avec ce faux, car ils sont contraires, et le faux détruit le vrai, et le mal détruit le bien. Encore un exemple : La feinte et la ruse qui ont pour fin le bien, soit du prochain, soit de la patrie, soit de l'Église, sont de la prudence ; les maux qui y sont mélangés peuvent être mêlés avec le bien d'après la fin et à cause de la fin : au contraire, la feinte et la ruse qui ont pour fin le mal ne sont pas de la prudence, mais elles sont de l'astuce et de la fourberie, avec lesquelles le bien ne peut en aucune manière être conjoint ; car la fourberie qui est la fin du mal introduit l'infernal dans toutes et dans chacune des choses qui sont chez l'homme, place au milieu le mal, et rejette le bien sur les circonférences ; cet ordre est l'ordre infernal même : de même dans d'innombrables autres cas. Qu'il y ait des maux et des faux auxquels peuvent être adjoints des biens et des vrais, on peut le voir par cela seul qu'il y a tant de dogmes et de doctrinaux divers, dont le plus grand nombre sont entièrement hérétiques, et que cependant dans chacun de ces dogmes et de ces doctrinaux il y a des hommes qui sont sauvés ; et encore, en ce que parmi les nations qui sont hors de l'Église il y a aussi l'Église du Seigneur, et que, quoi qu’elles soient dans les faux, néanmoins ceux qui vivent de la vie de la charité sont sauvés, numéros , ce qui ne pourrait nullement se faire, s'il n'y avait pas des maux avec lesquels pussent être mêlés des biens, et des faux avec lesquels pussent être mêlés des vrais : en effet, les maux avec lesquels sont mêlés des biens, et les faux avec lesquels sont mêlés des vrais, sont admirablement disposés en ordre par le Seigneur, car ils ne sont pas conjoints, ils sont encore moins unis, mais ils sont adjoints et appliqués, et même de manière que dans le milieu comme dans un centre soient les biens avec les vrais, et que par degrés tout à l'entour ou sur les circonférences soient de tels maux et de tels faux, d'où il résulte que ceux-ci sont illustrés par ceux-là, et sont diversifiés comme les blancs et les noirs par la lumière qui part du milieu ou du centre ; cet ordre est l'ordre céleste. Voilà ce qui est signifié dans le sens interne par les piquetés et les tachetés.

  
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