Bible

 

Genèse 33

Studie

   

1 Et Jacob levant ses yeux regarda; et voici, Esaü venait, et quatre cents hommes avec lui; et [Jacob] divisa les enfants [en trois bandes, savoir] sous Léa, et sous Rachel, et sous les deux servantes.

2 Et il mit à la tête les servantes avec leurs enfants; Léa et ses enfants après; et Rachel et Joseph les derniers.

3 Et il passa devant eux, et se prosterna en terre par sept fois, jusqu'à ce qu'il fût proche de son frère.

4 Mais Esaü courut au-devant de lui, et l'embrassa, et se jetant sur son cou le baisa; et ils pleurèrent.

5 Puis levant ses yeux, il vit les femmes et les enfants, et dit : Qui sont ceux-là? sont-ils à toi? [Jacob] lui répondit : Ce sont les enfants que Dieu, par sa grâce, a donnés à ton serviteur.

6 Et les servantes s'approchèrent, elles et leurs enfants, et se prosternèrent.

7 Puis Léa aussi s'approcha avec ses enfants, et ils se prosternèrent, et ensuite Joseph et Rachel s'approchèrent, et se prosternèrent aussi.

8 Et il dit : Que veux-tu faire avec tout ce camp que j'ai rencontré? Et il répondit : C'est pour trouver grâce devant mon Seigneur.

9 Et Esaü dit : J'en ai abondamment, mon frère; que ce qui est à toi, soit à toi.

10 Et Jacob répondit : Non, je te prie : si j'ai maintenant trouvé grâce devant toi, reçois ce présent de ma main; parce que j'ai vu ta face, comme si j'avais vu la face de Dieu, et parce que tu as été apaisé envers moi.

11 Reçois, je te prie, mon présent qui t'a été amené; car Dieu m'en a donné, par sa grâce, et j'ai de tout. Il le pressa donc tant, qu'il le prit.

12 Et [Esaü] dit : Partons, et marchons, et je marcherai devant toi.

13 Mais [Jacob] lui dit : Mon Seigneur sait que ces enfants sont jeunes, et je suis chargé de brebis et de vaches qui allaitent, et si on les presse d'un seul jour, tout le troupeau mourra.

14 Je te prie que mon Seigneur passe devant son serviteur, et je m'en irai tout doucement, au pas de ce bagage qui [est] devant moi, et au pas de ces enfants, jusqu'à ce que j'arrive chez mon Seigneur en Séhir.

15 Et Esaü dit : Je te prie que je fasse demeurer avec toi quelques-uns de ce peuple qui est avec moi; et il répondit : Pourquoi cela? [Je te prie] que je trouve grâce envers mon Seigneur.

16 Ainsi Esaü s'en retourna ce jour-là par son chemin en Séhir.

17 Et Jacob s'en alla à Succoth, et bâtit une maison pour soi, et fit des cabanes pour son bétail; c'est pourquoi il nomma le lieu, Succoth.

18 Et Jacob arriva sain et sauf à la ville de Sichem, au pays de Canaan, venant de Paddan-Aram, et se campa devant la ville.

19 Et il acheta une portion du champ dans lequel il avait dressé sa tente, de la main des enfants d'Hémor, père de Sichem, pour cent pièces d'argent.

20 Et il dressa là un autel, qu'il appela, le [Dieu] Fort, le Dieu d'Israël.

   

Ze Swedenborgových děl

 

Arcanes Célestes # 4352

Prostudujte si tuto pasáž

  
/ 10837  
  

4352. Et il tomba à son cou, signifie une seconde conjonction de tous dans cet universel : on le voit par la signification de tomber au cou, en ce que c'est une plus étroite conjonction, car c'est un plus étroit embrassement ; le cou, dans le sens interne, signifie aussi l'influx et la communication des intérieurs et des extérieurs, et par suite la conjonction, voir numéro 3542, 3603 : que ce soit la conjonction de tous ou avec tous dans cet universel, c'est parce que Jacob, au cou duquel Esaü tomba, est l'universel de toutes choses quant aux vrais, numéro 4346. La conjonction du bien avec les vrais dans le Naturel est décrite ici ; voici ce qui se passe au sujet de cette conjonction : Le Bien par l'homme Interne influe dans l'homme Externe, et s'y conjoint avec les vrais qui ont été insinués par l'homme Externe ; en effet, le Bien qui influe par l'homme Interne appartient à l'amour, car il n'existe aucun Bien spirituel ou céleste qui n'appartienne à l'amour, le Bien vient de là, et c'est de là qu'il est appelé Bien chez l'homme ; l'amour lui-même, qui est dans le bien et avec le bien, est ce qui conjoint ; si l'amour n'était pas dans le bien et ne se montrait pas, jamais aucune conjonction ne pourrait exister, car l'amour n'est autre chose que la conjonction spirituelle, parce que c'est par lui qu'elle se fait : cet amour ne vient d'autre part que du Seigneur, car le Seigneur est la source et l'origine de tout amour céleste et spirituel, par conséquent de tout bien qui en provient : cet amour est double, Céleste et Spirituel, l'amour céleste est l'amour envers le Seigneur, et l'amour spirituel est l'amour à l'égard du prochain, et est appelé charité ; c'est de ces amours que procèdent tout bien céleste et tout bien spirituel, et ce sont ces amours qui se consignent avec les vrais nommés vrais de la foi ; en effet, les vrais de la foi considérés sans l'amour sont seulement des mots sans vie, mais par l'amour, ainsi par la conjonction avec le bien de l'amour, ils reçoivent la vie : de là on peut voir qu'il n'y a jamais rien de la foi, sinon chez ceux qui sont dans le bien de l'amour, et que la foi est selon l'amour. Et comme il n'y a jamais rien de la foi, sinon chez ceux qui sont dans le bien de l'amour, c'est pour cela qu'il n'y a non plus aucune Confiance ou Assurance ; l'assurance ou la confiance, qui est nommée assurance ou confiance de la foi, chez d'autres que ceux qui sont dans l'amour et dans la charité, est ou bâtarde, ou telle qu'elle peut aussi exister chez les esprits diaboliques, lorsqu'ils sont dans un état de crainte ou d'angoisse, ou dans un état de persuasion d'après l'amour de soi et du monde ; mais comme aujourd'hui on a fait la foi salvifique sans les biens de la charité, et que néanmoins de loin on voit que les vrais de la foi ne peuvent sauver, par la raison que ces vrais existent aussi chez les méchants, c'est pour cela qu'on reconnaît la Confiance ou l'Assurance, et qu'on l'appelle la Foi, sans qu'on sache ce qu'elle est, et que même elle peut exister chez les méchants, et qu'il n'y a aucune confiance spirituelle si ce n'est celle qui influe par le bien de l'amour et de la charité, non quand l'homme est dans la crainte et dans l'angoisse, ou dans une persuasion d'après l'amour de soi et du monde, mais quand il est dans un état libre ; ni chez d'autres que ceux chez qui le bien a été conjoint aux vrais, et enraciné pendant le cours précédent de la vie, par conséquent non dans les maladies, les malheurs, les dangers de la vie, ni à l'approche de la mort ; si cette Confiance ou assurance qui se montre dans la contrainte sauvait l'homme, tous les mortels seraient sauvés, car chacun y est facilement amené ; en effet, le Seigneur qui veut le salut de tous, ne la refuserait à personne ; mais, par la Divine Miséricorde du Seigneur, il sera dit ailleurs ce que c'est que cette Confiance ou assurance qu'on nomme la foi, quelle elle est, et chez qui elle est.

  
/ 10837